Le Tesla Semi séduit déjà les conducteurs de camions.

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Tesla et SpaceX : une fusion prévue en 2027

Tesla et SpaceX sont deux des entreprises les plus emblématiques d’Elon Musk, mais une nouvelle note d’un analyste de Wall Street suggère qu’elles pourraient devenir une seule entité l’année prochaine, marquant peut-être le début d’un nouvel horizon en 2027. Dans une recherche audacieuse, l’analyste de Wedbush, Dan Ives, a réaffirmé sa prédiction de longue date : Tesla et SpaceX devraient fusionner en 2027. Selon Ives, cette évolution n’est plus une possibilité lointaine, mais une étape logique, alimentée par des liens opérationnels de plus en plus profonds, des ambitions communes en matière d’intelligence artificielle et la vision d’Elon Musk de dominer la prochaine ère technologique.

Les bases de la fusion sont déjà posées

Ives écrit : « Nous continuons de croire que SpaceX et Tesla finiront par fusionner en une seule entreprise en 2027, avec les bases déjà en place pour que les deux opérations deviennent une seule organisation. » Tesla détient déjà une participation dans SpaceX, suite à l’investissement de 2 milliards d’euros de l’entreprise dans xAI, qui a été converti en actions SpaceX après l’acquisition de xAI par SpaceX plus tôt cette année. Cela a initialement rapproché les deux entreprises de Musk, bien que cela représente moins de 1 % de la valorisation attendue de SpaceX.

L’annonce récente d’une installation conjointe Terafab entre SpaceX et Tesla renforce encore leur collaboration, rendant la fusion des opérations plus réalisable, compte tenu du chevauchement désormais existant entre les deux, ce qui constitue un premier pas significatif.

Des avancées stratégiques clés

La préparation à cette fusion est déjà en cours. Plus tôt cette année, SpaceX a acquis xAI, transformant l’investissement de 2 milliards d’euros de Tesla dans cette startup d’IA en une petite participation, représentant moins de 1 %, dans SpaceX. Les dépôts réglementaires ont validé cette transaction en mars 2026, reliant formellement pour la première fois les deux entreprises dirigées par Musk sur le plan financier. Puis est venue l’annonce d’une installation TERAFAB conjointe à Austin, au Texas : deux usines de puces avancées, l’une dédiée aux besoins en IA de Tesla pour ses véhicules et ses robots Optimus, l’autre visant des centres de données spatiaux.

Ives considère Terafab comme le « premier pas » vers une intégration opérationnelle complète. L’introduction en bourse imminente de SpaceX, prévue pour le milieu de juin 2026, devrait dynamiser ces projets. L’entreprise vise à lever environ 75 milliards d’euros, dépassant largement les estimations précédentes.

Les défis et les opportunités à venir

Les fonds récoltés serviront à financer des vols de fusées Starship, une base lunaire sous contrat avec la NASA, l’expansion des services Starlink dans les domaines maritime, aéronautique et les applications mobiles, ainsi qu’à développer une infrastructure d’IA orbitale. Une demande croissante pour les capacités de calcul en IA constitue un moteur majeur. Les centres de données aux États-Unis devraient consommer 470 TWh d’électricité d’ici 2030, limités par les réseaux électriques et l’espace disponible.

Ives souligne également que la stratégie de SpaceX, consistant à lancer des millions de satellites alimentés par énergie solaire pour héberger des centres de données en orbite, contourne les goulets d’étranglement énergétiques de la Terre. L’énergie solaire captée dans l’espace évite les pertes atmosphériques et les cycles jour-nuit, offrant une solution évolutive pour l’entraînement et l’inférence en IA. L’acquisition de xAI s’inscrit directement dans cette vision, positionnant l’entité combinée comme un leader dans le calcul extraterrestre.

La fusion créerait un conglomérat puissant englobant les véhicules électriques, la robotique, les communications par satellite, le vol spatial habité et la défense. Ives met en avant le rôle de SpaceX dans le bouclier de défense antimissile « Golden Dome » de l’administration Trump, qui exploiterait les satellites Starlink pour le suivi.

Pour Tesla, accéder au rythme de lancement et aux actifs orbitaux de SpaceX pourrait accélérer la conduite autonome, les flottes de Robotaxi et le déploiement d’Optimus. Musk, qui a exprimé son désir de détenir environ 25 % de Tesla pour orienter son avenir en IA, considère que cette combinaison est essentielle pour surmonter la surveillance réglementaire fragmentée de la FTC et du DOJ.

Conclusion : un avenir prometteur

Des défis demeurent. Des obstacles antitrust pourraient retarder ou remodeler l’accord, et l’approbation des actionnaires des deux côtés serait nécessaire. Cependant, Ives reste optimiste, maintenant une note de surperformance sur Tesla avec un objectif de prix de 600 euros, impliquant un potentiel de hausse substantiel par rapport aux niveaux actuels. L’analyste perçoit la fusion comme le « saint Graal » pour consolider l’empire technologique perturbateur de Musk.

Si cela se réalise, une union Tesla-SpaceX en 2027 ne redéfinirait pas seulement les frontières corporatives, mais réorienterait également la trajectoire de l’humanité dans le domaine de l’IA et de l’exploration spatiale. Ce serait le moment où deux entreprises pionnières deviendraient une force irrésistible, repoussant les limites de ce qui est possible sur Terre et au-delà.

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