Le contrat potentiel de Starlink en Italie suscite des débats
Le contrat potentiel de Starlink avec l’Italie a déclenché un vif débat, le ministre de la Défense, Guido Crosetto, appelant à se concentrer sur les mérites techniques plutôt que sur les liens politiques d’Elon Musk. Le projet de contrat de 1,6 milliard d’euros sur cinq ans entre Starlink et l’Italie reste en attente, suscitant des réactions polarisées. Crosetto, membre influent du parti Frères d’Italie dirigé par la Première ministre Giorgia Meloni, a souligné l’importance d’une approche neutre dans l’évaluation d’un contrat avec Starlink.
« En théorie, la seule évaluation que nous devrions faire du système Starlink… devrait être purement technique », a-t-il déclaré, mettant en garde contre les biais. « Je crois qu’il est essentiel de distinguer les aspects politiques des aspects techniques, car nous ne pouvons pas fonder notre raisonnement uniquement sur la sympathie, l’antipathie ou des liens politiques temporaires avec des personnes comme les grands magnats du monde », a rapporté Crosetto à Reuters.
Les discussions entre Starlink et le gouvernement italien ont suscité l’ire des partis d’opposition, qui critiquent l’idée de confier un contrat de sécurité nationale à Elon Musk, un allié du président américain Donald Trump.
Les prévisions de Bernstein pour Rivian
Bernstein a maintenu sa note de sous-performance pour Rivian, visant un prix cible de 6,10 € pour le constructeur automobile de véhicules électriques. Les prévisions de la société suggèrent que Rivian pourrait chuter de 47 % par rapport à la clôture de vendredi à 11,47 €. Les prédictions de Bernstein pour Rivian évoquent des pressions tarifaires croissantes et des défis financiers, en particulier avec l’augmentation prévue des tarifs sur les batteries importées en mai.
« Nous prévoyons que Rivian cesse de proposer ses variantes Lithium Fer Phosphate (LFP), abaisse son volume et ses prévisions d’EBIT, et soit contraint d’envisager une augmentation de capital », ont écrit les analystes dirigés par Daniel Roeska. Bernstein a considérablement réduit ses prévisions de livraison pour Rivian en 2025 à 37 000 unités, soit 20 % en dessous du point médian des prévisions du constructeur. La société prévoit également un EBITDA ajusté négatif de 2,2 milliards d’euros pour Rivian au premier trimestre 2025. Les analystes ont également signalé des risques pour l’objectif de rentabilité brute de Rivian, qui est lié à l’investissement en capital de 1 milliard d’euros prévu par Volkswagen.
RBC Capital a également abaissé son objectif de prix pour Rivian à 10 €, anticipant une hausse des ventes au premier trimestre due à la demande induite par les tarifs, mais avertissant que les bénéfices pourraient ne pas refléter pleinement l’impact commercial. Les résultats de Rivian pour le premier trimestre, prévus pour le 6 mai après la clôture du marché, permettront d’évaluer sa capacité à naviguer à travers les tarifs et les pressions financières. Bien que le fabricant de véhicules électriques maintienne ses objectifs de production, les analystes signalent un chemin semé d’embûches à l’horizon alors que les coûts augmentent et que la dynamique du marché évolue. L’accent mis par Rivian sur l’évolutivité reste crucial, mais les charges tarifaires et les besoins en capital pourraient mettre à l’épreuve sa résilience dans un paysage concurrentiel de véhicules électriques.











